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Publié : 13 mai 2009
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L’atelier d’écriture explore les cinq sens

3 : L’ouïe

Après la vue, le toucher et le goût, voici les textes sur l’ouïe.

Il est souvent difficile de se lancer dans l’écriture.
Feuille blanche devant soi, stylo en main, l’inspiration ne vient pas forcément !
Afin de remédier à cette difficulté liée à l’angoisse de la page blanche, et avant d’inventer des textes en lien avec l’ouïe , les élèves ont pratiqué un petit exercice de relaxation : yeux fermés, bras croisés sur une table et tête baissée, les écrivains prennent une grande inspiration sur 8 temps, en essayant de faire passer un maximum d’air dans le ventre, puis expirent sur 8 autres temps, en prenant bien soin de souffler par la bouche.

Pour atteindre plus facilement un état de détente absolue, on peut aussi écouter un morceau de musique douce.
C’est ce que j’ai proposé aux écrivains de l’atelier lors de cette séance consacrée à l’ouïe... mais j’ai triché en leur faisant écouter le morceau "en aveugle", c’est-à-dire sans leur dévoiler qui était le musicien.

Après l’écoute, les élèves ont rédigé les textes suivants.

Texte de Kelly

Un soir d’hiver

Un soir d’hiver, alors que le froid glaçait les rues de Paris, un pauvre vieillard qui était au chômage depuis qu’ils avait trente ans se rendit chez un de ses vieux amis. Il venait de se faire renvoyer de son dixième appartement et en avait assez de toujours déménager car il ne pouvait pas payer son loyer.

Quand il arriva chez son ami, celui-ci était en train de se faire également expulser de chez lui pour la même cause. Les deux hommes s’en allèrent dans le froid glacial espérant trouver un endroit où vivre définitivement.

Ils rencontrèrent une femme d’une quarantaine d’années, qui ne les faisait pas, qui les invita à dormir. Ils acceptèrent joyeusement malgré le fait qu’ils ne pouvaient pas rester plus de deux jours : le mari de cette femme était en voyage d’affaires et revenait le surlendemain. Quand leur délai fut épuisé, ils s’en allèrent à la recherche d’un autre logement.
Alors qu’ils marchaient tranquillement, deux jeunes filles d’une vingtaine d’années les aperçurent, ils ressemblaient à deux vagabonds d’une soixantaine d’années vêtus de haillons. Attendries par ces deux hommes, les jeunes filles décidèrent de leur donner un logement où vivre en paix jusqu’à la fin de leur vie.
Les deux hommes les remercièrent joyeusement et vécurent heureux jusqu’à la fin de leur vie.

Texte de Thaïs

Le bal des princesses

Le bal des princesses Aurore, Aube et Crépuscule se déroulait chaque année dans le palais des Vents, en juillet. Toute la nuit du 31e jour au 1er du mois d’après, les personnages célèbres de toute la planète se surpassaient dans la danse. Au début de la soirée, c’était Crépuscule qui s’installait au piano et au matin, c’était Aube qui impressionnait la foule. Aurore, quant à elle, dirigeait la danse.
Le bal organisé le 31 juillet 1627 fut le plus mouvementé de tous : alors qu’elle jouait son solo, Crépuscule s’aperçut que tout le monde était absorbé par une personne au milieu de la salle, qui virevoltait à n’en plus finir sur le morceau qu’elle jouait. Elle accéléra alors la cadence et le danseur ou la danseuse atterrit d’un triple salto au moment même où une fusée de feu d’artifice éclata dans le ciel, juste au-dessus de la tête de la pianiste qui sursauta et cessa de jouer. Le danseur ou la danseuse s’arrêta aussi et tout le monde distingua ses traits : c’était la Mort. Elle fonça sur la princesse et fut interceptée par Aurore qui, sous la forme d’un ange, la désintégra.

Texte d’Adeline et Laurann

En l’an 1228, une mère qui s’appelait Adelaïde, et son enfant, qui s’appelait Achille et avait dix ans, se faisaient battre par le père de famille, Philippe. Ils décidèrent de se sauver. Ils vécurent dans la tristesse et le malheur, et n’eurent plus rien à manger ni à boire.

J’allais oublier...
La musique qui a servi de source d’inspiration à ces textes est une des Danses Hongroises de Brahms (la 1re).
Ecoute libre, gratuite et légale :
http://www.deezer.com/track/313395