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Publié : 24 janvier 2010
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HdA 4e - Jacques-Louis DAVID, l’art au service du pouvoir

Autoportrait, 1794

Peintre français né le 30 août 1748 à Paris et mort le 29 décembre 1825 à Bruxelles

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{{}} De formation académique, il devient en 1785 un peintre renommé avec le Serment des Horaces.

Les serment des Horaces, huile sur toile, 1784-1785, Musée du Louvre

Avant la Révolution, David fréquente le milieu des aristocrates libéraux, il y rencontre les futurs protagonistes de la Révolution. David à de la sympathie pour la cause révolutionnaire.

Membre de l’Académie des Beaux-Arts, il s’en éloigne sous la Révolution et entame en parallèle à sa carrière artistique une activité politique en devenant député à la Convention (où il siège avec les Montagnards), et ordonnateur des fêtes révolutionnaires.

En 1790, il entreprend de commémorer le « Serment du jeu de paume », qui eu lieu le 20 juin 1789 et marque la fin de la monarchie absolue en France, le roi reconnaissant, suite à ce serment, aux députés le droit de rédiger une constitution.

Ce projet est la plus ambitieuse réalisation du peintre. L’œuvre qui, une fois terminée, devait être le plus grand tableau de David (dix mètres de large sur sept mètres de haut, un peu plus grand que le Sacre), représente les députés présents lors de l’événement.

Le serment du jeu de Paume, dessin, 1791, Musée national du Château de Versailles

David a réalisé cette esquisse mais n’a jamais peint le tableau prévu, les événements révolutionnaires à partir de 1792 ayant relégué au second plan cet événement.

A la Convention David se rapproche de Robespierre et vote la condamnation à mort du roi Louis XVI.

Après la mort de Marat il représente l’événement, qui devient un de ses plus célèbres tableaux.

La mort de Marat, huile sur toile, 1793, Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles

Après la chute de Robespierre (le 9 thermidor an II), il est arrêté et emprisonné quelques temps.

Amnistié, il devient ensuite membre de l’Institut et se prend d’admiration pour Napoléon Bonaparte.

Après le coup d’État du 18 Brumaire an VIII (9 novembre 1799), il se met au service du 1er Consul, et réalise plusieurs tableaux le glorifiant.

Bonaparte franchissant le col du Grand Saint-Bernard (1800) montre ainsi le Consul franchissant les Alpes sur son cheval fougueux, prêt à conquérir l’Italie et le monde entier. Quand on sait que Bonaparte a franchi ce col plus modestement sur une mule, on comprend bien le pouvoir de l’image qui devient ici œuvre de propagande. Bonaparte est comparé aux plus grand conquérants ayant franchi les Alpes avant lui, Hannibal et Charlemagne dont les noms sont gravés sur la roche au premier plan.

Le Premier consul franchissant les Alpes au col du Grand Saint-Bernard, huile sur toile, 1800, Musée National du Château de Malmaison

Quand Napoléon Bonaparte accède au pouvoir impérial, David réalise pour lui sa plus grande composition Le Sacre de Napoléon 1er, tableau où il représente non pas le sacre de l’empereur, mais le moment où Napoléon couronne sa femme Joséphine.

Pour l’étude de ce tableau, voir la fiche TP 1 complétée en classe.


Le sacre de Napoléon 1er, huile sur toile, 1804-1808, Musée du Louvre

Après la chute de l’Empire en 1815 et la restauration de la Monarchie, David doit fuir la France, ayant voté en 1792 la mort du roi. Il se réfugie en Belgique, à Bruxelles, où il meurt en 1825.

Documents joints

Post-scriptum

Travail réalisé notamment à partir des recherches de Marjorie et Margot de 4d