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Publié : 8 mars 2011
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His 3e - La Guerre froide, un affrontement idéologique de tous les instants

Pendant la Guerre froide l’affrontement entre les deux Grands est permanent.

Il s’agit de dénoncer les DANGERS que représente l’adversaire, et de montrer sa propre SUPÉRIORITÉ sur le camp adverse, dans tous les domaines.

Pour cela, tous les moyens sont bons : propagande, conquêtes technologiques, cinéma, sport...

1- La propagande

La propagande est intensément utilisée par les deux camps. De nombreuses affiches, s’appuyant souvent sur les stéréotypes les plus répandus, cherchent à dénoncer le danger que représente le camp d’en face.

2- La conquête de l’espace

La terre serait-elle devenue trop petite pour les deux Grands ? En tout cas, l’espace est un enjeu de la lutte entre les États-Unis et l’URSS dès le début de la Guerre froide. On remarquera que chaque camp s’appuie d’ailleurs sans trop de scrupules sur les compétences de scientifiques allemands discrètement "exfiltrés" lors la chute du nazisme... (cf. le personnage du Docteur Folamour, dans le film éponyme de Stanley Kubrick).

3- Le sport

De cette lutte de tous les instants, le sport ne pouvait rester à l’écart...

Incarnation de la performance, mais aussi porteur de « valeurs » universelles (courage, solidarité...) le sport est utilisé par chaque bloc comme un outil de propagande, censé démontrer la supériorité de son modèle de société.

Et ce avec d’autant plus d’efficacité que les outils de communication modernes permettent de donner un rayonnement planétaire au moindre exploit sportif. Les Jeux Olympiques de Tokyo sont ainsi, en 1964, les premiers à être retransmis dans le monde entier à la télévision.

Lors de la Coupe du monde de football 1974, organisée par la RFA, un match inédit oppose, au 1er tour, l’équipe de RFA et celle de RDA.

Photo : Rainer Mittelstädt

Contre toute attente, le 22 juin 1974, à Hambourg, l’équipe de RFA (emmenée par Franz Beckenbauer, ci-dessus à gauche) est battue 1 à 0 par sa « sœur ennemie » de l’Est.

Si cela n’empêche par la RFA de finir par remporter le tournoi, cette victoire surprise a été l’occasion, pour le bloc de l’Est, de vanter les mérites des « amateurs » de RDA venant à bout des footballeurs millionnaires de l’Ouest.

La situation inverse se produit quelques années plus tard, aux Jeux olympiques d’hiver de 1980, organisés à Lake Placid (États-Unis). L’équipe de hockey sur glace étasunienne parvient à battre, en demi-finale, l’équipe d’URSS, considérée comme la meilleure du monde et archi-favorite de la compétition.

Photo : Heinz Kluetmeier/SI

Ici encore, l’événement dépasse largement le strict cadre sportif : aux États-Unis, beaucoup vantent la performance des jeunes joueurs universitaires (les professionnels de la NHL n’avaient pas le droit de participer aux JO), qui sont parvenus, à force de courage et d’abnégation, à terrasser les géants soviétiques.

L’épisode, connu sous le nom de « miracle on ice » a donné lieu à deux adaptations cinématographiques, Hollywood ne se lassant pas de mettre en scène de telles versions modernes de David contre Goliath...

Pour les fans de hockey, plus de photos sur le site du magazine Sport Illustrated